- À Paris, la copropriété est la norme et les enjeux sont élevés : charges en hausse, patrimoine à forte valeur et décisions de gestion qui ont un impact direct sur le quotidien comme sur la valorisation de l’immeuble.
- Le rôle du syndic s’est fortement complexifié avec les nouvelles obligations réglementaires (DPE collectif, plan pluriannuel de travaux, carnet numérique, notifications électroniques), faisant de la maîtrise juridique et budgétaire un critère central.
- La rénovation énergétique est devenue incontournable, notamment dans le parc ancien parisien, avec des dispositifs d’aide structurants mais exigeants, dont le pilotage repose entièrement sur le syndic.
- Choisir un syndic ne se limite plus au tarif : implication du gestionnaire, présence terrain, transparence des comptes et qualité des outils de suivi sont désormais déterminants pour une gestion saine et durable.
La copropriété à Paris, c'est un engagement qui dure. Vous gérez un patrimoine qui vaut cher. Le syndic de copropriété que vous choisissez aura un impact direct sur la valeur de votre immeuble, sur vos charges et sur votre quotidien en tant que copropriétaire.
La réalité du marché à Paris
Paris est la ville où la copropriété est la plus présente. Plus de 78 % des logements parisiens sont des appartements dans des immeubles collectifs. Le nombre médian de lots par copropriété à Paris atteint 37 lots, bien au-dessus de la moyenne nationale qui est de 21.
Et qu’en est-il des charges ? À Paris, elles ont augmenté de 10,7 % entre 2022 et 2023, soit plus du double de l’inflation annuelle sur la même période. Elles atteignent en moyenne 40 €/m² Carrez par an, un niveau qui place la capitale en tête des charges les plus élevées d’Île-de-France.
Ces chiffres rappellent une chose : dans une copropriété parisienne, chaque décision compte. Et la qualité du syndic est souvent au cœur de ces décisions.
Les obligations que votre syndic doit maîtriser
L’année 2025 a marqué une évolution réglementaire importante pour les copropriétés françaises. Le syndic joue un rôle clé dans l’application de ces règles.
1. Le DPE collectif : une obligation progressive
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) collectif devient progressivement obligatoire selon la taille de l'immeuble.
Les copropriétés entre 50 et 200 lots devaient avoir terminé leur DPE collectif dès le 1er janvier 2025. Celles de moins de 50 lots doivent le faire avant le 1er janvier 2026.
2. Le PPT : un outil clé pour organiser les travaux dans le temps
Depuis 2025, toutes les copropriétés, y compris celles de moins de 50 lots, doivent disposer d'un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) actualisé tous les 10 ans. Ce document recense les travaux à venir et leur calendrier.
Un bon syndic ne se contente pas de produire ce document. Il l'utilise pour piloter le budget et anticiper les dépenses.
3. Le carnet numérique, pilier de la traçabilité
En 2025, les syndics sont tenus de mettre à disposition un espace en ligne sécurisé où les copropriétaires peuvent consulter tous les documents essentiels : PV d'AG, budgets, devis, factures, contrats d'entretien.
4. Notifications électroniques : un nouveau cadre pour les syndics
La loi du 9 avril 2024 permet désormais aux syndics d'envoyer des notifications par voie électronique sans consentement préalable des copropriétaires. Les copropriétaires conservent cependant le droit de demander la réception par courrier.
Performance énergétique : obligations et leviers d’accompagnement
Face aux évolutions réglementaires et aux enjeux du parc ancien parisien, l’amélioration de la performance des immeubles est devenue prioritaire. Des dispositifs d’aide comme MaPrimeRénov’ Copropriété permettent d’accompagner ces projets structurants.
Rénovation énergétique : un enjeu qui ne peut pas attendre
La rénovation énergétique est aujourd’hui l’un des premiers sujets de préoccupation des copropriétaires parisiens. Les immeubles haussmanniens, qui constituent une large part du patrimoine de la capitale, présentent souvent des performances énergétiques limitées.
Isolation insuffisante, systèmes de chauffage anciens et contraintes architecturales rendent ces bâtiments particulièrement énergivores, avec un impact direct sur les charges, le confort des occupants et, à terme, la valeur du bien.
MaPrimeRénov' Copropriété : ce que vous devez savoir
MaPrimeRénov' Copropriété peut couvrir entre 30 et 45 % du coût des travaux, selon le niveau de gain énergétique atteint. Le plafond est de 25 000 € par logement.
Pour être éligible, la copropriété doit d’abord être immatriculée au registre national.
Elle doit ensuite être composée d’au moins 75 % de résidences principales lorsqu’elle compte plus de 20 lots. Enfin, les travaux engagés doivent permettre un gain énergétique minimal de 35 %.
Le rôle du syndic dans un projet de rénovation
Le syndic est le seul interlocuteur qui peut déposer la demande d'aide au nom du syndicat. Il coordonne l'AMO (assistance à maîtrise d'ouvrage), la mise en place des devis, et le suivi du chantier de début à fin.
C'est un domaine où l'expertise du gestionnaire fait vraiment la différence. Un projet mal piloté peut prendre des années et coûter beaucoup plus que prévu.
Comment évaluer un syndic ?
Le tarif ne doit pas être le seul critère de choix. Certains éléments méritent une attention particulière.
Le rôle clé du gestionnaire au quotidien
Avant de s’intéresser aux outils ou aux tarifs, il est important de considérer la personne qui assurera le suivi quotidien de l’immeuble. Un gestionnaire impliqué connaît l’immeuble, ses équipements et son fonctionnement, ce qui lui permet d’anticiper les situations et d’assurer un suivi régulier.
Demandez systématiquement : qui sera mon interlocuteur ? Quel est son portefeuille ? Comment puis-je le joindre en cas d'urgence ?
L’espace personnalisé : un véritable appui au quotidien
Un espace personnalisé performant permet aux copropriétaires de consulter leurs documents, de suivre les demandes en cours et d’accéder aux comptes en temps réel.
Il contribue à une gestion plus transparente et plus fluide, en offrant une vision claire et actualisée de la vie de l’immeuble. Utilisé pleinement, cet outil facilite les échanges et renforce le suivi au quotidien.
La présence terrain, un gage de bonne gestion
À Paris, la diversité du bâti et des quartiers rend la connaissance du terrain particulièrement précieuse. Un syndic présent sur place, qui connaît l’immeuble, ses équipements et son environnement, dispose de tous les atouts pour anticiper les besoins et assurer un suivi efficace.
Des visites régulières, accompagnées de comptes rendus, permettent de maintenir cette proximité et de garantir une gestion attentive. Échanger avec des copropriétaires déjà accompagnés par le syndic peut également offrir un éclairage concret sur cette présence terrain.
Notre sélection 2026 des meilleurs syndics parisiens
Pourquoi choisir Matera à Paris ?
Matera est un syndic professionnel à Paris qui s’appuie sur un fort ancrage terrain (gestionnaire dédié, visites régulières, AG préparées et tenues, comptes séparés), complété par un espace personnalisé qui trace et horo-date chaque action.
Matera : des gestionnaires qui connaissent votre immeuble
Chez Matera, chaque copropriété est suivie par un gestionnaire dédié, véritable référent du dossier. Il connaît l’immeuble, ses enjeux et les attentes du conseil syndical, garantissant une relation stable et efficace.
Le gestionnaire est joignable par téléphone, par e-mail ou via l’espace personnalisé, et s’engage à répondre sous 48h pour les demandes courantes. L’ensemble de ses actions est suivi dans cet espace, et chaque visite fait l’objet d’un compte rendu. Sa proximité géographique lui permet également de bien connaître le terrain.
L’accompagnement est adapté à chaque copropriété, en fonction de sa taille, de son budget et de ses projets, pour un service à la fois personnalisé et proportionné.
Avec Matera, profitez d’une traçabilité totale via l'espace personnalisé
Chaque action est horodatée et visible : les demandes, les devis, les factures, les appels de fonds, les PV d'AG. Les copropriétaires ont un accès complet à leur espace personnel, 24h/24.
Le budget prévisionnel est mis à jour en temps réel. Vous voyez où vont vos charges, poste par poste.
Des comptes séparés et une comptabilité lisible
Matera ouvre un compte bancaire séparé au nom du syndicat pour chaque copropriété. Les mouvements sont horodatés et visibles en temps réel dans l'espace personnalisé. Pas de zone grise. Chaque euro est traçable.
Comment changer de syndic en Paris ?
1. Préparer la mise en concurrence
Commencez par rassembler les informations sur votre immeuble : nombre de lots, équipements, contrats en cours, impayés, travaux prévus. Puis demandez plusieurs offres à périmètre identique.
2. Inscrire le point à l'ordre du jour de l'AG
Il suffit de détenir au moins 5 % des voix pour demander l’inscription d’un point à l’ordre du jour de l’assemblée générale.
Cette demande doit être formulée par écrit et datée, puis transmise au syndic dans les délais prévus avant l’envoi des convocations. Une fois inscrite, la question devra être présentée et soumise au vote lors de l’AG.
3. Voter en assemblée générale
Le nouveau syndic est désigné à la majorité absolue, conformément à l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965.
Si cette majorité n’est pas atteinte lors du premier vote, la résolution peut, sous certaines conditions, faire l’objet d’un second vote lors de la même assemblée, selon les règles prévues par la loi. Cette procédure permet de faciliter la prise de décision tout en respectant le cadre légal.
4. La phase de transition
La passation entre l’ancien et le nouveau syndic s’étend généralement sur 2 à 3 mois.
Elle comprend le transfert des archives, des comptes bancaires, des contrats en cours, ainsi que des dossiers de sinistres et d’impayés. Cette étape est essentielle pour assurer une reprise de gestion fluide et sans rupture pour la copropriété.
Questions fréquentes
Combien coûte un syndic professionnel à Paris ?
Un syndic professionnel à Paris peut facturer entre 15 et 40 € par lot par mois pour la gestion courante, mais ce chiffre peut varier considérablement selon le périmètre du contrat. Le tarif varie selon le nombre de lots, l'ancienneté de l'immeuble et les équipements. Il faut toujours comparer le coût annuel total, y compris les prestations hors forfait.
Un syndic peut-il imposer ses prestataires à la copropriété ?
Non. Le syndic peut proposer des prestataires, mais le choix appartient au syndicat des copropriétaires, via le conseil syndical ou le vote en AG selon les montants.
Un syndic transparent facilite la mise en concurrence et accepte sans difficulté des prestataires externes, dès lors qu’ils sont assurés et qualifiés.
Un syndic parisien doit-il forcément être basé à Paris ?
Ce n’est pas une obligation légale, mais il s’agit d’un véritable avantage opérationnel. La proximité géographique facilite les visites régulières de l’immeuble, permet des interventions plus rapides en cas de besoin et simplifie la coordination des prestataires. Elle favorise aussi une meilleure connaissance du bâti et des contraintes locales. À Paris, cette proximité peut faire une réelle différence, tant sur les délais que sur les coûts.
Que se passe-t-il si le syndic ne respecte pas ses obligations légales ?
Le syndic engage sa responsabilité civile professionnelle en cas de manquement à ses obligations, comme l’absence de DPE collectif, un PPT non conforme ou des erreurs comptables. Dans ce type de situation, la copropriété peut demander une mise en conformité, engager une action en responsabilité ou décider de changer de syndic lors de la prochaine assemblée générale.



