Syndic Paris 18e : classement et âge des immeubles

Dans le 18e, 65 % des copropriétés datent d'avant 1949 (registre, juillet 2026). Classement des syndics, puis ce qu'il faut attendre du sien selon l'âge de l'immeuble.
Syndic Paris 18e : classement et âge des immeubles
Illustration d'une ampoule
L'essentiel à retenir :
  • Foncia Paris Rive Droite gère le plus de copropriétés dans le 18e (117), devant Matera (71) et Lamy (65), d'après le registre national (juillet 2026).
  • 65 % des copropriétés du 18e datent d'avant 1949, contre 39 % en Île-de-France : ravalement, toitures et plan pluriannuel de travaux sont centraux.
  • Les immeubles de 1949 à 1974 posent plutôt la question des ascenseurs et du chauffage collectif.
  • Un classement par nombre de copropriétés mesure la présence, pas la qualité de service.

Le 18e arrondissement a l'un des parcs de copropriétés les plus anciens de la capitale : d'après le registre national des copropriétés (juillet 2026), 65 % de ses 3 822 copropriétés ont été construites avant 1949, contre 39 % en Île-de-France. Ce que l'on attend d'un syndic dépend donc largement de l'âge de l'immeuble.

Transparence : copropriete.info est édité par Matera, syndic de copropriété, qui figure dans ce comparatif. Le classement suit une seule règle pour tous les syndics, le nombre de copropriétés gérées d'après le registre national. Notre méthode.

Cette page suit une logique simple. Elle donne d'abord le classement des dix syndics qui gèrent le plus de copropriétés dans le 18e, puis elle passe en revue chaque époque de construction pour dire à quoi un conseil syndical peut s'attendre. Pour le cadre général de la capitale, consultez notre guide du syndic de copropriété à Paris ; pour un arrondissement voisin par la taille, voyez le classement du 15e arrondissement.

Quel syndic gère le plus de copropriétés dans le 18e ?

Foncia Paris Rive Droite gère le plus de copropriétés dans le 18e, avec 117 mandats en cours, devant Matera (71) et Lamy (65). Ce classement vient du registre national des copropriétés (juillet 2026) et compte, pour chaque syndic, les copropriétés dont il a le mandat en cours.

RangSyndicCopropriétés (mandat en cours)Lots gérés
1Foncia Paris Rive Droite1173 494
2Matera711 959
3Lamy651 704
4Supergestes541 450
5Société parisienne de gérance d'immeubles511 419
6Deberne administrateur de biens451 283
7Alterabita45924
8Del Sarte Patrimoine421 129
9Craunot411 189
10Ciad381 227

Le marché est éclaté : d'après le registre, 417 syndics distincts ont au moins un mandat en cours dans l'arrondissement et les cinq premiers gèrent 13,2 % des copropriétés confiées à un cabinet. Les copropriétés avec mandat en cours sont au nombre de 2 830 sur 3 822.

Le registre inscrit les syndics entité par entité. Foncia apparaît sous 8 entités dans le 18e, pour 141 copropriétés au total, dont 117 pour Foncia Paris Rive Droite. Citya compte 11 copropriétés sur 3 entités. Matera, deuxième du classement avec 71 copropriétés et 1 959 lots, est un syndic professionnel fondé en 2017 qui limite chaque portefeuille à 30 copropriétés par gestionnaire ; sa page dédiée au 18e détaille son offre locale.

Un classement par nombre de copropriétés mesure la présence, pas la qualité de service. Côté statut, 71 % des copropriétés du 18e déclarent un syndic professionnel, 3 % un syndic bénévole, et 26 % sont « non renseignées » : le registre ne contient alors ni mandat déclaré ni fiche complète.

Un parc ancien : comment se répartissent les époques de construction ?

Près des deux tiers des copropriétés du 18e datent d'avant 1949, et très peu sont récentes. Voici la répartition d'après le registre national des copropriétés (juillet 2026) :

  • Avant 1949 : 65,1 % des copropriétés ;
  • 1949-1974 : 16,4 % ;
  • 1975-2000 : 3,5 % ;
  • Après 2000 : 1,2 % ;
  • Époque non renseignée : 13,8 %.

La taille compte aussi : 80,4 % des copropriétés du 18e ont entre 11 et 50 lots, et le nombre de lots médian est de 23. Ce sont majoritairement de petits et moyens immeubles anciens, pour lesquels le syndic gère surtout l'entretien, les travaux lourds et le suivi des diagnostics. Les règles générales des travaux en copropriété s'appliquent à toutes les époques ; ce qui change, c'est la liste des priorités.

Immeubles d'avant 1949 : que doit anticiper le syndic ?

Dans un immeuble d'avant 1949, le syndic doit tenir un calendrier de gros travaux sur l'enveloppe du bâtiment : façade, toiture, canalisations et parties communes vieillissantes. Ce sont 65 % des copropriétés du 18e, d'après le registre (juillet 2026).

Le ravalement revient régulièrement, car la mairie de Paris peut imposer le ravalement des façades ; le syndic doit donc suivre l'état de l'enveloppe et proposer les devis à temps. Notre guide du ravalement de façade détaille les étapes. Les toitures (zinc, charpente) et les colonnes d'eau et d'évacuation, parfois d'origine, sont les autres points de vigilance : une fuite récurrente doit conduire à un diagnostic, pas à une série de réparations ponctuelles.

Le plan pluriannuel de travaux prend ici tout son sens. Depuis le 1er janvier 2025, les copropriétés concernées doivent en disposer ; notre article sur le plan pluriannuel de travaux explique le contenu. Le syndic doit aussi inscrire à l'ordre du jour de l'AG la cotisation au fonds de travaux, qui finance ces dépenses étalées dans le temps.

Ces immeubles sont souvent mal classés au DPE, ce qui rend la question énergétique concrète : le DPE collectif est désormais obligatoire pour les immeubles en copropriété construits avant 2013, quelle que soit leur taille, et un audit énergétique aide à chiffrer un projet de rénovation. Pour ce type de bâti, vous pouvez attendre de votre syndic qu'il présente ces options à l'AG, avec plusieurs devis comparés.

Que demander à un syndic pour un immeuble de 1949 à 1974 ?

Pour un immeuble construit entre 1949 et 1974, demandez à votre syndic une vision claire des équipements collectifs : ascenseur, chaudière, toiture-terrasse et façades. Cette époque représente 16,4 % des copropriétés du 18e, d'après le registre national des copropriétés (juillet 2026).

Ce sont souvent des immeubles plus hauts, avec un ascenseur à entretenir et à mettre aux normes de sécurité, et fréquemment un chauffage collectif dont la chaudière approche de sa fin de vie. Le syndic gère le contrat d'entretien, organise la répartition des frais de chauffage entre copropriétaires et prépare, le cas échéant, le remplacement de l'installation. Ces dossiers lourds passent par une AG : consultez le guide de l'assemblée générale pour les règles de vote.

Les toitures-terrasses et les menuiseries d'origine sont aussi des sources de fuites et de déperditions. Autre point : le dossier technique amiante des parties communes, qui concerne les immeubles dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997. Un syndic attentif tient ces diagnostics à jour et les communique au conseil syndical. Le point sur les diagnostics obligatoires aide à vérifier que la copropriété est en règle.

Immeubles de 1975 à 2000 : l'âge des équipements

Pour un immeuble de 1975 à 2000, la priorité du syndic est le renouvellement des équipements posés à la construction. Cette tranche ne représente que 3,5 % des copropriétés du 18e, d'après le registre (juillet 2026), mais ses immeubles arrivent à un âge où les installations d'origine se remplacent.

Façades, étanchéité, ascenseurs, portes de garage, interphonie et ventilation entrent dans le plan de travaux. Ces immeubles sont assez récents pour avoir eu une première isolation, mais pas assez pour être aux standards actuels : le DPE et l'audit énergétique servent à dire s'il faut agir sur le chauffage, sur les menuiseries ou sur l'enveloppe. Le syndic doit aussi suivre la qualité de l'entretien des parties communes, qui conditionne la durée de vie des équipements.

Immeubles construits après 2000 : garanties et maintenance

Dans un immeuble postérieur à 2000, le syndic doit surtout suivre les garanties, les contrats de maintenance et les équipements techniques. Cette époque est rare dans le 18e : 1,2 % des copropriétés, d'après le registre national des copropriétés (juillet 2026).

La garantie décennale couvre dix ans à compter de la réception des travaux ; pour les immeubles les plus anciens de cette tranche, elle est échue. Il reste à conserver le dossier de l'ouvrage et le carnet d'entretien, à contrôler les contrats (ascenseur, ventilation, portail, chauffage) et à anticiper l'usure des équipements techniques plus sophistiqués. Le syndic garde le même rôle de pilotage, avec un risque moindre sur la structure et plus d'attention sur la maintenance.

Reste une part de 13,8 % de copropriétés dont l'époque n'est pas renseignée dans le registre. Vérifiez la date de construction de votre immeuble dans son règlement de copropriété : cela permet d'appliquer la bonne grille de lecture.

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À retenir :

Ce que l'âge de l'immeuble change dans la relation avec le syndic, d'après le registre national des copropriétés (juillet 2026) :

  • avant 1949 (65,1 % du 18e) : ravalement, toiture, colonnes, plan pluriannuel de travaux ;
  • 1949-1974 (16,4 %) : ascenseur, chauffage collectif, toitures-terrasses, diagnostics ;
  • 1975-2000 (3,5 %) : renouvellement des équipements d'origine, DPE et audit énergétique ;
  • après 2000 (1,2 %) : garanties, contrats de maintenance, carnet d'entretien.

Comparer les syndics du 18e

Pour comparer les syndics du 18e, partez de l'âge de votre immeuble, puis posez à chaque candidat les mêmes questions : quel calendrier de travaux propose-t-il, quels diagnostics sont à jour, qui sera votre interlocuteur ? Le classement ci-dessus donne la présence de chacun dans l'arrondissement, le reste se vérifie en entretien.

Le conseil syndical peut lancer la mise en concurrence du syndic prévue par l'article 21 de la loi du 10 juillet 1965, et le contrat de syndic précise ce qui est inclus. Si vous envisagez un changement, notre guide pour changer de syndic détaille la marche à suivre, et l'étude sur les copropriétés d’Île-de-France replace le 18e dans la région. Le conseil syndical reste l'interlocuteur du syndic pour préparer ces choix. Les données brutes sont publiées sur data.gouv.fr.

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