Petites copropriétés à Salon-de-Provence : quel syndic choisir ?

À Salon-de-Provence, Lamy gère le plus de copropriétés (77 sur 285 confiées à un cabinet). Six immeubles sur dix comptent 10 lots ou moins, ce qui pèse sur le choix du syndic.
Petites copropriétés à Salon-de-Provence : quel syndic choisir ?
Illustration d'une ampoule
L'essentiel à retenir :
  • Lamy gère le plus de copropriétés à Salon-de-Provence (77), devant Foncia Terres de Provence (51) et Soc Devictor Immobilier (44) ; les cinq premiers cabinets gèrent 87 % des copropriétés confiées à un cabinet.
  • Six copropriétés sur dix comptent 10 lots ou moins et la copropriété médiane a 7 lots : syndic professionnel, syndic bénévole et syndicat coopératif sont trois options réelles.
  • 52 % des copropriétés déclarent un syndic professionnel et 6 % un syndic bénévole ; le registre compte 22 syndicats coopératifs, et le type de syndic n'est pas renseigné pour 42 % des copropriétés.
  • Petite ou grande, une copropriété reste tenue à l'immatriculation, à une assemblée générale annuelle, au compte bancaire séparé et au fonds de travaux.

À Salon-de-Provence, le syndic qui gère le plus de copropriétés est Lamy : 77 copropriétés sous mandat en cours et 2 623 lots, d'après le registre national des copropriétés (juillet 2026). Suivent Foncia Terres de Provence (51 copropriétés), Soc Devictor Immobilier (44), Center Immo Concept (38) et Cofimmo (37). Mais la question du syndic se pose d'abord ici à l'échelle du petit immeuble : six copropriétés sur dix comptent 10 lots ou moins, et la copropriété médiane n'en a que 7.

Transparence : copropriete.info est édité par Matera, syndic de copropriété, qui figure dans ce comparatif. Le classement suit une seule règle pour tous les syndics, le nombre de copropriétés gérées d'après le registre national. Notre méthode.

La commune compte 545 copropriétés, 10 747 lots principaux et 10 230 logements, d'après le registre national d'immatriculation des copropriétés (extraction de juillet 2026). Le parc est contrasté : 60 % des copropriétés ont de 2 à 10 lots, 29 % en ont de 11 à 50, 10 % de 51 à 199 et moins de 1 % dépassent 200 lots. Cette page explique ce que la petite taille change dans le choix du syndic, comment les copropriétés de la ville sont gérées, quels cabinets y sont présents, et ce que cela donne sur trois immeubles types.

Pourquoi la taille de l'immeuble change-t-elle le choix du syndic ?

Dans un immeuble de 10 lots ou moins, les trois modes de gestion prévus par la loi du 10 juillet 1965 sont réellement accessibles : le syndic professionnel, le syndic bénévole et le syndicat coopératif. Dans une grande résidence, le volume de contrats et de travaux rend le recours à un professionnel presque inévitable ; dans un petit immeuble, le choix est ouvert.

La petite taille joue dans les deux sens : la gestion est plus simple (peu de fournisseurs, peu de sinistres), mais les honoraires forfaitaires d'un professionnel se répartissent entre peu de copropriétaires. Notre guide du syndic en petite copropriété détaille ces arbitrages.

Le syndic professionnel

Un cabinet est désigné par l'assemblée générale à la majorité de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965, pour un contrat de trois ans au plus (article 28 du décret du 17 mars 1967), sans renouvellement tacite. Son contrat de syndic suit un contrat type et s'accompagne d'une fiche d'information sur le prix, ce qui permet de comparer plusieurs cabinets sur la même base. Notre page sur le syndic professionnel décrit ses missions.

Le syndic bénévole

Le syndic bénévole est un copropriétaire élu par l'assemblée générale, à la même majorité de l'article 25. Il doit détenir un lot dans la copropriété (article 17-2 de la loi du 10 juillet 1965) ; s'il vend, son mandat devient caduc trois mois plus tard. Ses obligations sont celles de tout syndic : convoquer l'assemblée, tenir les comptes, immatriculer la copropriété, exécuter les décisions votées. Ce mode fonctionne quand un copropriétaire a du temps et que l'immeuble a peu d'équipements communs.

Le syndicat coopératif

Dans un syndicat coopératif, le syndic est élu par et parmi les membres du conseil syndical, qu'il préside (article 17-1 de la loi du 10 juillet 1965). Le conseil syndical est alors obligatoire, et l'adoption comme l'abandon de cette forme se votent à la majorité de l'article 25. La charge est partagée entre plusieurs copropriétaires, et des sociétés proposent un accompagnement (plateforme de gestion, juristes, comptables) : c'est le syndic coopératif accompagné.

La loi prévoit aussi un régime allégé pour les copropriétés d'au plus cinq lots, ou dont le budget moyen sur trois exercices est inférieur à 15 000 € (article 41-8 de la loi du 10 juillet 1965). Il n'efface pas les obligations rappelées ci-dessous, qui ne dépendent pas du nombre de lots.

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Attention :
La petite taille ne dispense d'aucune de ces obligations. Toute copropriété à usage d'habitation doit être immatriculée au registre national, et c'est au syndic, bénévole compris, de le faire et de tenir la fiche à jour ; après une mise en demeure restée sans effet pendant un mois, l'astreinte peut atteindre 20 € par lot et par semaine. Une assemblée générale se tient au moins une fois par an (article 7 du décret du 17 mars 1967), et celle qui vote le budget a lieu dans les six mois suivant la clôture de l'exercice. Le compte bancaire séparé au nom du syndicat est obligatoire, sans dispense pour les petites copropriétés (article 18 de la loi du 10 juillet 1965). Enfin, le fonds de travaux s'impose quel que soit le nombre de lots, dix ans après la réception de l'immeuble, avec une cotisation annuelle d'au moins 5 % du budget prévisionnel (article 14-2-1 de la même loi).

Comment les copropriétés de Salon-de-Provence sont-elles gérées aujourd'hui ?

D'après le registre national des copropriétés (juillet 2026), 52 % des copropriétés de Salon-de-Provence déclarent un syndic professionnel et 6 % un syndic bénévole ; le type de syndic n'est pas renseigné pour les 42 % restantes. Le registre recense par ailleurs 22 syndicats coopératifs, soit 4 % des copropriétés de la commune.

Ces 42 % correspondent aux copropriétés sans mandat en cours au registre : pour l'essentiel, 39 % n'en déclarent aucun et 2 % ont un mandat expiré sans successeur déclaré. Derrière ce chiffre, deux cas que le registre ne distingue pas : un immeuble réellement sans syndic, ou une fiche non mise à jour après le renouvellement du mandat. Dans le premier cas, notre guide sur la petite copropriété sans syndic explique comment en sortir.

Sur les 319 copropriétés qui ont un mandat en cours, 285 sont confiées à un cabinet identifié. Pour les 34 autres, le syndic n'a pas partagé son identité au registre, ce qui correspond souvent à un syndic bénévole ; elles ne figurent pas dans le classement des cabinets. La part de bénévoles déclarés (6 %) est proche de celle des Bouches-du-Rhône (5,9 %) et de la France (6,8 %).

Le parc de Salon-de-Provence est un peu moins morcelé que celui du département (60 % de copropriétés de 10 lots ou moins, contre 67 % dans les Bouches-du-Rhône), mais plus qu'en France (53 %). Il est aussi ancien : 32 % des immeubles datent d'avant 1949, contre 14 % à Istres et à Marignane. Pour tout immeuble de plus de quinze ans, le projet de plan pluriannuel de travaux s'impose depuis le 1er janvier 2025 ; le DPE collectif s'impose depuis le 1er janvier 2026 aux copropriétés de 50 lots ou moins dont le permis date d'avant 2013. Un syndic bénévole doit s'en charger comme un professionnel.

Dernier chiffre utile : 132 mandats en cours se terminent en 2026 et 142 en 2027, soit 274 des 319 mandats déclarés. Chaque échéance passe par un vote en assemblée générale, donc par une occasion de comparer. Notre guide pour changer de syndic détaille le calendrier à respecter.

Les cabinets les plus présents à Salon-de-Provence

Lamy gère 77 copropriétés, soit 27 % des 285 copropriétés confiées à un cabinet identifié, d'après le registre national des copropriétés (juillet 2026). Les cinq premiers cabinets en gèrent ensemble 247, soit 87 %.

RangSyndicCopropriétés géréesLots gérésLots par copropriété (moyenne)
1Lamy772 62334
2Foncia Terres de Provence511 12422
3Soc Devictor Immobilier442 02346
4Center Immo Concept3871319
5Cofimmo371 02628
6Actimmoservices B&D828335
7Citya Les Carmes48922
8A.S.I3207

Le classement bascule vite : le cinquième cabinet gère 37 copropriétés, le sixième en gère 8. Garrigue Immobilier compte aussi 3 copropriétés, à égalité avec A.S.I, et 26 cabinets au total ont au moins un mandat en cours dans la commune. Foncia n'a qu'une entité sur place, Foncia Terres de Provence ; Citya en a trois, dont Citya Les Carmes et Citya Sogema, pour 7 copropriétés au total.

La dernière colonne, obtenue en divisant les lots gérés par le nombre de copropriétés, montre que les premiers cabinets gèrent surtout des immeubles moyens ou grands : 34 lots en moyenne chez Lamy, 46 chez Soc Devictor Immobilier, contre une médiane de 7 lots dans la commune. Center Immo Concept (19 lots) et A.S.I (7 lots) ont des portefeuilles plus proches du petit immeuble. Pour une copropriété de moins de 10 lots, demandez au cabinet combien d'immeubles de cette taille il gère déjà et qui en sera le gestionnaire.

Avec 87 % des copropriétés confiées à un cabinet entre les mains des cinq premiers, le marché est plus concentré qu'à Istres (81 %) et à Marignane (85 %), alors que Salon-de-Provence compte plus de cabinets présents (26, contre 17 et 19). À l'échelle des Bouches-du-Rhône, les cinq premiers cabinets ne gèrent que 13 % des copropriétés confiées à un cabinet.

Pour les 52 copropriétés de 51 lots et plus qui ont un mandat en cours, l'ordre change : Soc Devictor Immobilier en gère 16, Lamy 14, Foncia Terres de Provence 7 et Cofimmo 5. Notre guide pour choisir le syndic d'une grande copropriété traite de ces immeubles.

Matera, qui édite ce site, n'apparaît pas dans le classement de Salon-de-Provence ; il figure au 83e rang des Bouches-du-Rhône avec 60 copropriétés et 1 538 lots gérés, et présente son activité locale sur sa page Salon-de-Provence. Ce classement mesure la présence d'un cabinet dans la commune, pas la qualité de son service. Notre classement des syndics en France situe ces cabinets à l'échelle du pays.

Trois profils, trois choix

Les trois immeubles ci-dessous sont des exemples construits à partir des chiffres du registre, pas des copropriétés réelles ; ils montrent comment la taille, l'âge et les équipements orientent le choix.

Un immeuble de quatre lots dans le centre ancien

C'est le profil le plus répandu : 60 % des copropriétés de la commune ont 10 lots ou moins et 32 % datent d'avant 1949. Sans ascenseur ni chauffage collectif, les contrats sont peu nombreux et l'assemblée générale réunit quatre ménages. Le syndic bénévole est le choix le plus simple si l'un des copropriétaires accepte la mission ; notre guide explique comment créer un syndic bénévole. Le syndicat coopératif reste possible si plusieurs copropriétaires veulent se partager la tâche. Le poste à surveiller est le ravalement de façade, fréquent dans le bâti ancien.

Une résidence d'une vingtaine de lots des années 1960

Près d'un immeuble sur cinq à Salon-de-Provence date de la période 1949-1974 (19 %) et près de trois sur dix comptent de 11 à 50 lots (29 %). À cette taille, les équipements communs se multiplient, et le DPE collectif comme le plan pluriannuel de travaux sont à l'ordre du jour. Le syndicat coopératif accompagné convient si le conseil syndical est motivé et stable ; sinon, un syndic professionnel choisi après une mise en concurrence de plusieurs contrats (article 21 de la loi du 10 juillet 1965) est la voie la plus courante.

Une résidence récente de soixante lots

Les copropriétés de 51 à 199 lots représentent 10 % du parc, et 13 % des immeubles de la commune ont été construits après 2000. Avec des parkings, un ascenseur et des espaces extérieurs, le volume de contrats et de sinistres rend le syndic professionnel presque systématique. Le classement des grandes copropriétés (Soc Devictor Immobilier, Lamy, Foncia Terres de Provence, Cofimmo) donne une liste de départ. Deux échéances sont à anticiper : le fonds de travaux dix ans après la réception, puis le plan pluriannuel de travaux quinze ans après. La désignation se vote à la majorité de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965, avec la passerelle de l'article 25-1 si le tiers des voix est atteint : notre guide des majorités en assemblée générale explique le mécanisme.

Quel que soit le profil, la décision revient au syndicat des copropriétaires réuni en assemblée générale, et le contrat de syndic ne se renouvelle jamais tacitement : si le mandat du vôtre se termine en 2026 ou en 2027, c'est le moment de comparer.

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